Achats indirects : comment les maîtriser ?

Achats indirects

Au sein de la fonction achat des entreprises, on distingue les achats directs et les achats indirects. Ces derniers, également appelés achats « non stratégiques », font souvent l’objet d’une gestion déstructurée. Ils sont en effet particulièrement difficiles à centraliser. Ils représentent pourtant une source d’économies considérable. Comment maîtriser les achats indirects et maximiser par ce biais la stratégie de l’entreprise ? Éléments de réponse.

Définition

Toute entreprise gère deux catégories d’achats différentes : les achats directs (ou achats stratégiques, également appelés achats de production) et les achats indirects (dits achats non stratégiques ou achats hors-production). Les achats indirects englobent l’ensemble des produits et des services nécessaires au fonctionnement de l’entreprise, mais qui n’entrent pas directement dans le processus de production.

Plus concrètement, les achats directs (ou de production) concernent par exemple les matières premières, les composants ou le packaging qui impactent directement le produit final. Les achats indirects (ou hors production) concernent quant à eux les systèmes informatiques, la flotte automobile, les services d’entretien, les transports et voyages, les prestations intellectuelles, les dépenses d’investissement et tout ce dont l’entreprise a besoin pour fonctionner dans sa globalité.

Les achats indirects sont eux-mêmes fractionnés par familles de produits et de services : IT et Télécom, Marketing et Communication, Transport et Logistique, Ressources Humaines, Facilities Management, Fournitures, Prestations Intellectuelles, etc.

De manière générale, l’investissement de capital est la famille d’achats indirects impliquant le plus de dépenses dans les entreprises. Elle est suivie par la gestion des locaux (restauration, loyers, entretien, gardiennage…), les prestations juridiques et d’assurances, les services aux clients (SAV, centres d’appel…) et les flottes automobiles.

Achats indirects : les enjeux

Les achats indirects représentent des familles d’achats très variées, ce qui rend la centralisation des dépenses et la visibilité difficiles au premier abord. D’après une récente étude, près de 80 % des entreprises admettent manquer de vision globale sur leurs dépenses en achats indirects. Cette problématique est liée à 3 difficultés principales, spécifiques aux achats hors production :

  • Le nombre important de fournisseurs et leur fragmentation ;
  • La complexité à mettre sous contrôle certaines catégories d’achats ;
  • L’ampleur prise par les achats sauvages.

Sans remise en question de la stratégie liée à ces achats indirects, sans équipe dédiée et sans processus formalisé, les achats indirects restent ainsi un potentiel non exploité. Si les achats de production ont longtemps été privilégiés au détriment des achats indirects, on sait aujourd’hui qu’une gestion optimisée de ces achats hors production permet de faire de grandes économies. Les études récentes en ce sens ont par exemple prouvé que 10 % d’économies sur les achats indirects peuvent produire jusqu’à 50 % d’augmentation de la marge brute d’une entreprise.

Pour optimiser la gestion de ses achats indirects, il existe différents axes stratégiques à mettre en place :

  • Rationalisation du portefeuille fournisseurs ;
  • Centralisation des demandes ;
  • Automatisation des processus ;
  • Dématérialisation des transactions via la mise en place de systèmes d’e-procurement ;
  • Démarche achat responsable
  • etc.

Bien gérer et maîtriser ses achats indirects constitue un critère de performance non négligeable pour les entreprises. Celles-ci ont donc tout intérêt à prendre cet aspect en compte pour maximiser leur croissance et leur compétitivité.

 

Partager