Affaire des moines de Tibhirine : négociations sabotées par Alain Juppé ?

image pour jean charles marchiani

L’affaire des moines de Tibhirine fait parler d’elle, même quelques décennies après l’enlèvement. En effet, le procès et les investigations sont toujours en cours, même si l’affaire a été fermée plusieurs fois déjà. Selon les informations, les moines auraient passé près de deux mois en captivité aux mains de la GIA, présumée coupable du kidnapping avant d’être décapitée suite à un refus de négociation de la part du gouvernement français.

Le drame

Les sept moines vivaient paisiblement dans le monastère de Sainte de Notre Dame de La Classe que le drame s’est produit dans la nuit du 26 mars au 27 mars. Rien ne présageait qu’un tel événement se produirait, les frères étant très appréciés par les Algériens qui vivaient autour d’eux dans le village de Tibhirine. Mais le GIA en a décidé autrement et les sept moines, des innocents pris dans le tumulte de la guerre civile en Algérie à l’époque, furent enlevés par des hommes armés. Ils ont ensuite été conduits dans un refuge de montagne d’abord, à pied, en voiture et à dos d’âne, jusqu’à ce qu’ils soient à nouveau déplacés de peur des ratifications de la zone par l’armée algérienne. C’est ainsi dans un refuge sous-terrain du GIA que les moines vont passer leurs derniers jours.

Sabotage des négociations par Alain Juppé ?

Les semaines qui suivent l’enlèvement des moines, personne n’a de nouvelles concernant les moines. C’est Jean Charles Marchiani qui est le premier à se manifester, mis au courant de la situation par un de ses informateurs au sein du GIA. C’est Charles Pasqua qu’il prévient en premier, même si ce dernier n’est plus ministre de l’Intérieur à l’époque et qu’il est préfet Marchiani à l’époque. Charles Pasqua prévient ainsi le Président que Jean Charles Marchiani aurait sans doute la possibilité de négocier la libération des otages, il accepte de le faire participer à l’affaire, mais sans qu’Alain Juppé ne le sache, pour éviter les différents, surtout suite à l’affaire de la libération des pilotes en Bosnie où ce dernier n’a pas apprécié sa participation. Seul Dominique de Villepin, chef d’État major particulier, était au courant au début jusqu’à ce que le Premier Ministre apprenne sa participation. Les choses se sont corsées à partir de là, Jean Charles Marchiani sera désavoué, pris à partie entre le duo Jacques Chirac et son premier ministre qui n’étaient en grand désaccord. Au final, les moines seront décapités par les djihadistes.

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