Comparaison internationale des marchés de l’innovation

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Investisseurs : vos investissements déterminent-ils vos efforts en innovation ou est-ce l’inverse ?

L’innovation est le pilier le plus puissant de la croissance de nos économies, devant le capital doté d’incertitudes grandissantes et devant le travail désormais raréfié. Mais pour son financement, 2 modèles complémentaires s’affrontent souvent : faut-il investir dans la recherche avant de déployer une startup ou faut-il commencer par valider sa capacité de croissance puis financer sa recherche ensuite, concomitamment à sa montée en charge ?

Cette analyse agrégée porte sur 12 ans et 13 pays permet de comparer les performances de croissance induites (ou pas) par les dépenses intérieures en recherches et développements par les sociétés de capital-risque.

  • Les pays à haute concentration industrielle nécessitant des projets d’ampleurrecourent àune recherche développement très importante en amont, c’est l’innovation planifiée auquel on attache par la suite des plans marketing sur mesure à hauteur de l’ambition technologique (Allemagne, Japonet dans une moindre mesure Canada).
  • Les pays à fortes incitations fiscales concentrées sur les écosystèmes innovants recourent àune plus grande exigence en matière de prouvabilité du potentiel, c’est le marketing d’abord, ce qui peut sembler paradoxal en première approche (France et dans une moindre mesure Royaume-Uni et Pays-Bas).
  • Les pays les plus en vue en matière d’innovation cumule les environnements les plus souples, ce sont également ceux qui élèvent leur niveau d’exigence et leur capacité à modifier le sens de leur développement selon des paramètres extérieurs (conjoncture, concurrence, etc.), c’est une innovation de croissance équilibrée capable de juxtaposer avec le curseur requis marketing et recherche développement (Israël, Etats-Unis et dans une moindre mesure Corée du Sud).

Ces caractéristiques peuvent passer pour des caricatures, puisque chacun de ces pays dispose de fonds en capital-risque susceptibles de dévoiler au sein de leur portefeuille de parfaits contre exemples à ces affirmations. La Chine en est certainement le meilleur exemple, du fait de son rattrapage toutes voiles dehors tant sur les secteurs traditionnels que technologiques.

Néanmoins, on peut s’interroger sur le niveau d’efficacité supplémentaire que générerait une transition des sociétés de capital-risque qualifiées ici d’accompagnatrice de l’innovation vers un profil plus dynamique. Il serait certainement appréciable.

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